• "Est-ce que ça pourrait faire une différence si je te disais que personne au monde ne pourra jamais t'aimer autant que je t'aime?

    L'Effet papillon, réalisé par Eric Bress et J. Mackye Gruber


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  • La pluie tombait de plus en plus et les nuages recouvraient totalement le ciel auparavant si bleu. Kely regardait les gouttes atteindre violemment le sol à travers sa fenêtre. Perdue dans ses pensées, elle se remémorait sa dispute avec son amant un jour auparavant.

    Que lui avait-il dit déjà ? Ha oui, il lui avait dit qu'elle devenait folle, et qu'elle ne se connaissait pas. Un comportement pour certain incompréhensible est-il réellement acte de folie ? Elle n'en savait rien.

    Elle avait juste fait une crise d'angoisse devant ses yeux. Fabien affolé essayait en vain de calmer ses peines. Kely était rongée par une souffrance inexplicable qui effrayait Fabien. Après sa crise, il entreprit une « conversation sérieuse » comme il aimait bien les appeler, dans laquelle il voulait des explications, des réponses, ou même un changement de sa part.

    Que pouvait-elle dire ? Elle ne connaissait pas l'origine de sa douleur. Kely y avait pourtant réfléchie, à plusieurs reprises, mais aucune réponse pertinente résultait de ses réflexions. Fabien, lassé par le silence de sa copine, finit par s'énerver. L'accumulation de la forte émotion qu'il avait éprouvé durant la crise, de ses soucis au travail et de la santé fragile de sa mère avait eu raison de lui : il s'était emporté. Il lui avait crié qu'elle devenait complètement folle et qu'elle ne se connaissait même pas. Sur ces mots, il avait laissé Kely seule dans l'appartement.

     

    Depuis, elle n'était pas sortie. Elle s'était contentée de regarder par la fenêtre la vie qui défilait. Les voitures, les passants, les marchands... Comme si la vie se trouvait à l'extérieur, et qu'à l'intérieur rien n'y résidait. Il n'y avait pas la mort non plus, puisqu'elle est caractérisée par la fin de vie. Comment cet intérieur pouvait-il correspondre à la mort s'il n'a jamais contenu la vie ? Kely se le demandait. Elle se demandait si elle vivait vraiment, ou si sa vie n'avait pas de sens, ou plutôt si elle-même n'avait pas de sens.

    Un soupire sortit de sa bouche endormie. Elle se lassa de l'observation des rues extérieures et décida de se préparer un en-cas. Un simple sandwich au beurre et au fromage lui faisait office de repas.

     

    Alors qu'elle marchait dans un couloir, sa silhouette apparut un bref instant dans le miroir de sa chambre ouverte. Pour une raison inconnue, sa silhouette l'intriguait. Elle s'introduisit donc dans sa chambre et face à son miroir, elle détaillait ce qu'elle voyait.

    Une simple jeune femme, assez petite, le ventre légèrement potelé, des cheveux bruns coupés courts assortis à ses yeux noirs. Un physique assez banal qu'elle entrevoyait tous les jours dans ce même miroir.

    « Tu ne te connais même pas ! » avait crié son amant.

    Kely ne pouvait contester ce reproche. Qu'est-ce qu'elle était ?

    La question « qui suis-je » est simple, car il suffit de répondre par un nom, par une personne, par une carte d'identité. Mais la question « qu'est-ce qu'elle était » la tourmentait beaucoup plus. Était-elle un simple corps, fait de chair et d'os ? Était-elle un cerveau, composé de simple réaction chimique ? Était-elle aussi vide et matérielle que cela ? Elle toucha de son index la surface du miroir.

    À cet instant, le miroir se troubla tel de l'eau dont la sérénité avait été interrompue par une perturbation. Des houles se formèrent à son contact. Sa main entière fut engloutie par la substance transparente du miroir, puis son bras, puis ses jambes, puis son corps tout entier.

     

    De l'autre côté, il n'y avait rien. Seulement l'obscurité. Puis une lumière s'approcha de Kely qui, malgré l'irréalité de la situation, restait calme. Un sentiment de sécurité l'avait envahi, tant bien que les événements ne la surprirent pas. Elle identifia cette lumière à une lampe de poche qu'une mystérieuse ombre tenait dans ce qui semblait être sa main. La forme difforme de l'ombre dégageait une atmosphère lumineuse que Kely ne pouvait expliquer.

    L'ombre lui fit geste de le suivre le long d'un tunnel, ce qu'elle fit. Le bout du tunnel, matérialisé par des rayons solaires, apparaissait enfin. Ils s'arrêtèrent.

    Le tunnel débouchait sur un énorme fossé sombre, visiblement sans fond. L'ombre poussa Kely dans ce gouffre.

    C'est alors que dans sa chute, elle vit des parcelles de ses souvenirs. Son premier anniversaire, ses vacances en Italie, le visage de sa famille, de ses amis, de son amant, de ses peines et de ses joies. Toute sa vie défila le long du gouffre.

    Et elle atterrit.

     

    À son réveil, elle se trouvait allongée dans son lit. Un plateau repas muni d'un bol de soupe l'attendait sur sa table de nuit avec des médicaments contre la fièvre. Elle posa sa main sur son front : en effet, elle était brûlante !

    Fabien entra dans sa chambre et, remarquant que Kely était enfin réveillée, il s'assit sur le bord du lit d'un air gêné.

    « Tu sais Kely, je suis vraiment désolé pour ce que je t'ai dit hier. C'était stupide. J'ai tout déballé sous le coup de l'émotion mais je sais très bien que c'est faux et que je n'avais pas à te dire cela. »

    Face aux excuses de son amant, Kely lui sourit. Ce qu'il avait dit n'avait plus d'importance. Fabien était plus que de simples paroles, plus qu'un corps animé constitué de cellule, il était plus qu'un cerveau composé de réaction chimique. Il était plus que cela et elle le savait.

    Depuis son réveil, une étrange paix abondante submergeait son esprit. Ses doigts se glissèrent entre ceux du jeune homme qui serra son étreinte. Elle ferma ses yeux.

    Elle repensa à l'interminable chute qu'elle avait entreprit un peu plus tôt. C'était pendant cette chute que tout était devenu clair pour Kely. Jamais plus elle ne se posera la question qui la tourmentait tant.

    Elle avait enfin trouvé une réponse, une seule réponse qui allait changer sa vie.


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  • La lumière flamboyante s'assombrit,

    Le froid se répandait dans mes entrailles,

    Dans tout esprit se trouve une faille,

    Dans laquelle la peine s'y abrite.

     

    Je le voyais, lorsque ses larmes coulaient

    Le froid se répandait dans mon cœur

    M'agrippant le cou à chaque pleur,

    Et de ma voix frêle je la consolais.

     

    Je ne pouvais plus supporter

    La peine que son regard transmettait.

    Je ne pouvais plus supporter

    La peine que mon cœur recevait.

     

    Perdue dans sa souffrance, j'endure sa douleur,

    Espérant ainsi lui offrir un peu de douceur.


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  • Et voilà une jolie fée des bois ^-^ Comme je ne travaille pas souvent avec des couleurs, je me suis dit que c'était une occasion d'y remédier !

     


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  • Bonne année à tous ^-^ !!!!

    Je me permets de faire un petit discours.

    Quand on pense à la nouvelle année, on pense sûrement au mot "résolutions". J'en faisais avant, à chaque nouvel an, je faisais des résolutions, mais elles ne tenaient pas longtemps malheureusement. Et puis il y a eu une période où j'ai voulu changé, c'est à ce moment-là que je me suis rendue compte que les résolutions, ce n'est pas chaque année qu'il faut les faire, c'est chaque matin, à votre réveil. L'avenue d'un nouveau jour quoi de mieux pour se remettre sur pieds? En tout cas, voici l'avenue d'une nouvelle année ! Puisse l'année 2017 vous apportez ce dont vous avez besoin x)

    Pour bien commencer l'année, j'ai réalisé une petite BD, une de mes premières donc soyez indulgents x)

     01/01/17

     

    Ahlala notre petite Rachel, un peu étourdie vous ne trouvez pas xD ?

    Utarei-chan


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